dimanche 4 mai 2008

A Contretemps

Alice:


Christine:
Le matin se lève sur une infinité de possibilités. Les envies s’éveillent quand tout suit : les jambes, la tête, le cœur et l’espoir. Les choses prennent forme comme un dû. Mon miroir promet qu’il me flattera toujours. J’ai envie d’aimer parce que j’y crois encore. Je ne fais rien mais mérite tout. Je sais quand d’autres croient.
Un jour, de façon presque hypothétique viendront peut-être une ou deux rides assorties de quelques soucis. Mais moi ce sera mieux, moi ce sera plus fort, moi ce sera différent. Je suis le centre de mon monde, ce que je ne connais pas n’existe pas. Alors, ne me parlez pas de mort, ne me parlez pas de vieillesse, ne parlez pas de lassitude… Je ne vous croirai pas. J’ai 20 ans.

mardi 15 avril 2008

La "théorie du silence"

Alice:


Christine:
Lorsqu'un élément manque (Une explication, un mot, un mail, une attention que l'on croyait due...) nous avons toujours tendance à combler le vide par une prolongation de nous même.
Ainsi, parce qu'un garçon ne me rappelle pas (cas cliché n°1 mais, que voulez vous, on en reviens toujours là) je traduirai sa réponse avec le language qu'a créé mon vécu et concluerai que c'est ma faute, que de toute façon ils me détestent tous et que je finirai seule avec mes chats (Pas moins).
On met dans nos silences ce qui nous semble le plus probable mais les vérités des uns sont les absurdités des autres : on se blesse parfois atrocement pour rien sur des choses qui n'ont aucun fondement.
Les apparences sont un poison qui bouffe l'être au profit du paraître.

dimanche 13 avril 2008

Christine et Alice

Alice:


Christine:
On aura tout fait, on se sera tout dit et, pourtant, je ne l'ai pas bloquée sur msn. Voilà comment je défini ma relation avec Alice.
Depuis ce mois de septembre 1999 où nous avons fait connaissance par la force scolaire des choses, nos mondes tournent vite : toujours des garçons insondables, toujours des expériences inédites, de profonds bas que tempèrent d'incroyables hauts... Heureusement que tout cela se fixent quelques fois l'an autour d'un thé acidulé (pour elle) et d'un café trop sucré (pour moi) sur la même table et sur la même longueur d'onde.
Je ne m'aime pas toujours mais je nous aime. Je nous aime d'accomplir et d'évoluer, je nous aime de créer et de communiquer, je nous aime d'être sincères et même parfois de nous taper sur la gueule. Je nous aime d'être différement pareilles.